Falaise

Une falaise peut-être un gros rocher
Les cauchemars sont indistincts
C’était une hauteur
Elle perçait le ciel avec haine
J’étais sur la hauteur avec haine
Je les voyais ces ridicules fourmis
Enfouies dans le sable en bas
A mes pieds au pied de la falaise
J’étais là déesse méprisante
Sur mon trône de haine
Je voyais tout
L’écume des vagues
Noire de haine de menaces
Les fourmis dérisoires
Coupables et méprisables
Leur lit hideux où elles se confondaient
Où inconscientes elles me narguaient
Leur lit de mort
Mes mains brûlaient
Je les posai sur un rocher
Bien dur bien lourd
Je l’ai un peu poussé
Le vent a fait le reste
Le rocher a troué ce lit avec haine
J’ai souri
Puis je suis descendue
Graver l’épitaphe des deux fourmis hideuses
Sur le rocher
La mer montait
Je suis partie

A mon réveil mes paumes écorchées fixent dans leurs sillons la trace indélébile de poussière calcaire

Eve de Laudec 1965

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